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Rafael DE ANDRADE

Rafael de Andrade
Doctorant
Institution(s) de rattachement : Universidade Federal do Rio de Janeiro
Institution secondaire : EHESS ; PPGAS/Museu Nacional/UFRJ

Coordonnées professionnelles

rafaelsgandrade[at]gmail.com

Page personnelle

La rigide forme du provenir : ethnographie des aruanãs de l’Araguaia moyen

(A rígida forma do provir: etnografia dos aruanãs no médio Araguaia)

Thèse d'anthropologie préparée sous la direction de João Pacheco de Oliveira (PPGAS/Museu Nacional/UFRJ, Brésil) et Alban Bensa (EHESS, France)

Le présent travail vise à explorer un champ de recherche qui relie le domaine des études de la culture matérielle, des musées, du patrimoine, de l'ethnicité et de l'ethnologie. Pour cela, la proposition part d'une ethnographie des Aruanãs de la rivière Araguaia –milieu de son cours-, région centrale du Brésil. Les Aruanãs sont considérés par les groupes parlant le inỹrybé - plus connus comme Karajá, Javaé et Xambioá - comme les ancêtres mythiques qui sont présents dans les villages lors des rituels de danse durant les périodes de sèches et de crues des rivières. Les aruanãs, tels que présentés par les groupes autochtones, ont été réduits par le processus de collectionner, à leur seule condition matérielle et classés par les chercheurs et les collectionneurs comme « masques rituels ». Cette opération a eu lieu à plus grande échelle au cours du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle, en faisant entrer les « masques rituels » Karajas, Javaé ou Xamioá dans les collections et les vitrines des musées brésiliens, européens et américains. Actuellement, les Karajá ont remis en question les masques collectionnés, et certains de leurs représentants ont souligné la question du secret et du tabou concernant les aruanãs afin d’exiger le retrait des masques des expositions muséologiques, ainsi que les photographies des masques des sites Internet.

La recherche vise donc à produire une ethnographie des aruanãs à partir de la relation entre les peuples parlants leinyrybé et les musées. Je prétends ainsi approfondir les relations sociales et les interactions qui engendrent la gamme multiple de significations liées aux aruanãs / masques(êtres-objets), plus particulièrement concernant : (1) les processus de différenciation qui s’établissent entre les groupes / acteurs sociaux impliqués; (2) les processus d'ethnicisation; (3) les conflits et les tensions provoqués par le processus de collectionner des aruanãs ; ainsi que (4) les représentations produites par les institutions muséales et leur relation avec les processus d'autoreprésentation des groupes parlants le inỹrybè.

  • Mots-clés : Ethnicité ; Collections ;  Musées ;  Karajá

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The present work intends to explore a field of research that relates the area of ​​studies of material culture, museums, patrimony, ethnicity and ethnology. For that, the proposal starts from an ethnography of the aruanãs in the middle Araguaia river, central region of Brazil. Aruanãs are indicated by the inỹrybé speaking groups - better known as the Karajá, Javaé and Xambioá - as the mythical ancestors that are present in the villages in dance rituals during the periods of drought and flood of the rivers. Aruanãs, as presented by indigenous groups, were reduced by the collecting process exclusively to their material condition and classified by researchers and collectors as "ritual masks". This operation took place on a larger scale during the nineteenth and first half of the twentieth century, making "ritual masks" Karajá, Javaé or Xamioá to compose the collections and windows of Brazilian, European and American museums. At present, the Karajá have questioned the collected masks, and some leaders have highlighted the issue of secrecy and taboo involving the aruanãs to demand the removal of those masks from museum exhibitions, as well as their respective photographs on websites.

The research therefore intends to produce an ethnography of the aruanãs from the relation between the speaking peoples of the inyrybé and the museums. In this way, I intend to deepen in the social relations and interactions that engender the multiple range of meanings related to the aruanãs / masks (beings-objects), deepening: (1) in the processes of differentiation that are established among the social groups / actors involved; (2) ethnification processes; (3) the conflicts and tensions established by the process of collecting the aruanãs; and (4) the representations produced by museum institutions and their relation to the self-representation processes of the inỹrybè speaking groups.

  • Keywords: Ethnicity ; Collections; Museums; Karajá

Allocation

  • Bourse CAPES-COFECUB pour le séjour à Paris : Octobre 2018-Mars 2019.

Activités de recherche

  • 2017-2022 : Membre du projet de collaboration scientifique France/Brésil « Les régimes nationaux de l’autochtonie. Situations autochtones et question nationale aux Amériques et en Océanie », IRIS-EHESS/Museu Nacional de Rio de Janeiro, programme CAPES-COFECUB.
  • 2015 – 2018 Les poupées en céramique Karajá en tant que patrimoine culturel du Brésil: contributions à sa sauvegarde
    Description : En partenariat avec l'Institut national du patrimoine historique et artistique et les communautés Karajá (peuples Iny), il est prévu de développer des actions pour la sauvegarde de leurs poupées en céramique, les ritxoko. La façon de fabriquer les poupées Karajá a été inscrite comme patrimoine culturel immatériel brésilien en janvier 2012. Les ritxoko sont conçus comme un bien culturel intrinsèquement lié aux autres dimensions de la vie karajá, ainsi qu’aux autres artefacts fabriqués par ce peuple. En même temps qu'ils sont des figures centrales de cette proposition, ils sont également articulés à d'autres dimensions de l'univers Iny. A partir d'eux, il est possible de s'articuler avec ces autres dimensions, qui seront également envisagées dans les actions proposées dans la cadre du projet.
  • 2014-2016 : L'huumari, l'obi et l'hyri : la circulation des êtres dans le cosmos Karajá. Mémoire élaboré sous la direction de Manuel Ferreira Lima Filho pour l’obtention du Master en anthropologie sociale dans le programme de troisième cycle en anthropologie sociale de l'Université fédérale de Goiás - Brésil.

Principales communications

  • 2017 – « La collecte de secrets: les pratiques de collecte et leurs développements actuels ». 41º Assemblée annuelle de l'Association nationale des études supérieures et de la recherche en sciences sociales - Brésil (ANPOCS). Caxambu (MG) – Brésil
  • 2017 – « Corps et relations dans les pratiques chamaniques Karajá ». Symposium "Matérialités, objets et choses". Musée National – UFRJ.
  • 2016 – « sur les "objets" et les musées: les objets du chaman Karajá en tant que "pièce" de collections ethnographiques » 14e Semaine des musées: Musées et paysages culturels. UFG – Brésil.
  • 2014 – « culture matérielle et récits coloniaux: actions muséologiques et leur signification pour les peuples traditionnels ». 29e rencontre brésilienne d'anthropologie:. UFRN – Brésil.

Principales publications

  • 2018 - Andrade, Rafael de. Colecionando segredos: os aruanãs e as práticas de colecionamento no médio Araguaia. Revista Sociedade e Cultura. V 21, n. 1, 2018.
  • 2016 - Andrade, Rafael de.; Gomes, Fernanda. ; Machado, Ana.. Manejo dos mundos: diversidade indígena, interculturalidade e educação indígena como modelo para uma outra educação. In: Maria do Socorro P. da Silva; Mária de Lurdes Nazário; Ema M. Dunck-Cintra. (Org.). Diversidade cultural indígena brasileira e reflexões no contexto da educação básica. 1ed.Goiânia: Editora Espaço Acadêmico, 2016, v. , p. 1-190.
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