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Alexandra ROUX

Alexandra Roux
Post-doctorante
Discipline(s) : Sociologie

Coordonnées professionnelles

IRIS - Campus Condorcet

Bâtiment Recherche Sud

5 cours des Humanités 93322 Aubervilliers cedex

aroux.edu[at]gmail.com

Docteure en Sociologie
Post-doctorante à l’IRIS (12 mois), chercheuse associée au Cermes3
Membre du laboratoire junior Contraception&Genre

Domaines de recherche

Alexandra Roux est post-doctorante en sociologie à l’Iris, sur deux projets portant sur les enjeux de l’évaluation des risques en cancérologie, et les représentations des professionnel·les par rapport à l’introduction de nouvelles techniques de mesure du risque et de dépistage (« MyPeBS » et « GeneInfoKid »), sous la direction de Sandrine de Montgolfier.

Le projet « GeneInfoKid »porte sur les questions éthiques, légales et psychologiques du séquençage de nouvelle génération dans la recherche de prédispositions génétiques aux pathologies malignes de l’enfant. Le projet est financé par l’INCa en tant que programme de recherche SHS avec 5 partenaires (3 en SHS et 3 laboratoires d’oncopédiatrie).

Le projet « MyPeBS » (« My Personal Breast Screening »), est un essai clinique randomisé à l’échelle européenne (6 pays) visant à évaluer la mise en place d’une nouvelle stratégie de dépistage du cancer du sein fondée sur un indicateur de risque individuel de chaque femme, reposant en partie sur une analyse de séquences génétiques. En lien avec le travail de Sandrine de Montgolfier sur les enjeux sociologiques, psychologiques et éthiques de cette nouvelle stratégie de dépistage organisé, le travail d’Alexandra Roux porte plus spécifiquement sur les enjeux sociaux et les représentations de ce nouveau type de dépistage parmi les professionnel·les qui participent à l’essai clinique.

Sa thèse, sous la direction de Nathalie Bajos et d’Ilana Löwy, et soutenue en 2020 à l’EHESS, portait sur la trajectoire de la pilule contraceptive en France et sur la genèse, entre 1960 et 2000, d’une norme contraceptive centrée sur cette méthode. Ses recherches portent plus largement sur la diffusion des technologies contraceptives, et s’inscrivent à la croisée entre socio-histoire des sciences, des techniques, de la médecine et études de genre. Elle mobilise des travaux en histoire et en sociologie du médicament et de l’industrie pharmaceutique, en histoire des techniques (technologiques contraceptives et hormones dites « sexuelles »), en socio-histoire de la médecine, et en sociologie de l’expertise (production des savoirs en endocrinologie et en épidémiologie). Ses réflexions portent également sur les enjeux du croisement des méthodes qualitatives et quantitatives dans les recherches socio-historiques.

Elle a travaillé, dans le cadre de son master de sociologie, sur la construction du genre en édition jeunesse.

En 2020, elle a participé à la constitution et à la typologisation d'une base de données qui recense les mesures non-pharmaceutiques mises en œuvre dans différents pays du monde dans le cadre de l'épidémie du Covid-19 (CCCSL : http://covid19-interventions.com/), au sein du Complexity Science Hub, à Vienne (Autriche).

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Alexandra is a post-doctoral fellow in sociology. She conducts research at the intersection of sciences and technology studies, socio-history of medicine and gender studies.

She is currently participating in two research projects with Sandrine de Montgolfier, on the evaluation of risks in the field of cancer, and the reactions of healthcare professionals to new technologies of cancer screening.

Her PhD dissertation examined the history of the contraceptive pill, and evidenced the rise of a « pill-centered » contraceptive system in France, between 1960 and 2000. Her research interests more generally focus on the production and circulation of contraceptive technologies, in a socio-historical perspective, using mix-methods.

She took part in 2020 to a collective project aimed at listing and elaborating a typology of non-pharmaceutical measures taken in the context of Covid-19 in various countries. The database resulted from the work of a team in the Complexity Science Hub, Vienna, Austria, and is in open access (CCCSL : http://covid19-interventions.com/).

 

Enseignement

  • 2015-21 - Chargée de cours à l'Ecole d'été de Santé Publique et d'Epidémiologie de Bicêtre, Inserm(CESP-U1018), University Paris-Saclay: CM et TD d’Analyses factorielles, classifications et random forest sous R, CM de Sociologie de la santé, TD d’Initiation au logiciel R.
  • 2017-19 - Interventions ponctuelles sur l’histoire de la contraception (MOOC), sur « Genre et médecine » (niveau M1), et sur les enjeux socio-épidémiologiques de la contraception et de l’avortement (DIU de Contraception et Orthogénie).
  • 2014-17 - Monitrice pour la licence de Sociologie, Université Paris-Diderot: CM et TD de Méthodes quantitatives en sciences sociales (niveaux L1 et L2), TD de Genre et socialisation, niveau L1.
  • 2012-13 - Lectrice de Sociologie, Université de Galatasaray (Istanbul, Turquie): TD d'Histoire des idées sociologiques (niveau L2), TD de Méthodologie universitaire en Sociologie et Relations Internationales (niveau L1), Assistanat de Français au Centre d'apprentissage du Français, Année préparatoire.
  • 2011-12 - Chargée de TD, Université Paris-Sorbonne, UFR de Sociologie : TD d’Anglais (niveau L1).

Principales publications et manuscrits

Articles

  • 2021 (à paraître), Roux A., « Sociologie de la contraception en France », Médecine/Sciences.
  • 2017, Roux A., Ventola C., Bajos N., « Des experts aux logiques profanes : les prescripteurs de contraception en France », Sciences Sociales et Santé, 2017/3, vol. 35.
  • 2017, Le Guen M.,Roux A., Rouzaud-Cornabas M., Fonquerne L., Thomé C., Ventola C., « Cinquante ans de contraception légale en France : diffusion, médicalisation, féminisation », Population et Sociétés, n°549, novembre 2017.
  • 2017, Roux A., « Gynécologues et féministes dans l'accès à la contraception (et à la pilule) : un combat commun ? », Chroniques féministes, « Gynécologie et féminismes, causes communes », 2017, n°119.

Recensions

  • 2017, Caroline Rusterholz, Deux enfants, c'est déjà pas mal, Clio, 2017/2, n° 46.
  • 2016, Léon Maret, Mélanie Gourarier, Séducteurs de rue, Liens Socio, Lectures, http://lectures.revues.org/20862.

Thèse

  • 2020, « Par amour des femmes » ? La pilule contraceptive en France, genèse d’une évidence sociale et médicale (1960-2000), sous la direction de Nathalie Bajos et d’Ilana Löwy, thèse de sociologie soutenue le 16 juin 2020 à l’EHESS.

Résumé : La pilule contraceptive est aujourd'hui centrale dans les pratiques comme dans les représentations en France, au point que son recours élevé et que le moindre usage des autres méthodes fassent figure d'évidence. La présente thèse retrace la genèse de cette évidence, en montrant de quelle manière le recours à la pilule comme méthode principale de contraception est devenu, entre 1960 et 2000, une norme sociale et médicale. Elle s'appuie pour cela sur un large corpus d'archives, sur des entretiens avec des expert·e·s en contraception, et sur les données d'enquêtes nationales sur les pratiques contraceptives et prescriptives. Cette recherche montre que la norme contraceptive française – faisant de la pilule la méthode principale d'espacement des naissances, et du dispositif intra-utérin la principale contraception d'arrêt, lorsque les femmes ne souhaitent plus avoir d’enfant – se généralise au cours des années 1980. En parallèle, la pilule devient centrale dans les représentations médiatiques à la fin des années 1960, jusqu'à se confondre avec la contraception dans son ensemble. Ce travail permet d'éclairer le rôle des expert·es en contraception dans la définition et la diffusion d’une norme médicale de prescription centrée sur la pilule. Les industries pharmaceutiques ont également un rôle déterminant dans la définition des catégories mobilisées par les expert·es, et dans la focalisation progressive de l'offre contraceptive sur les contraceptifs oraux. Enfin, si des tentatives de contestation médicales, scientifiques et militantes de la norme contraceptive ont émergé, à la fin des années 1960 et au début des années 1980, elles n'ont finalement eu que peu d’impactsur les pratiques.

  • Mots-clés : pilule contraceptive, norme contraceptive française, pilulocentrisme, évidence, expert·es, médecins, industries pharmaceutiques, contestation, mouvements féministes

Mémoire de Master

  • 2012, « Edition jeunesse et construction du genre », sous la direction de Juliette Rennes, mémoire de sociologie soutenu en 2011 à l’EHESS, au sein du Master « Genre, politique et sexualités ».


 

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