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Luigigiovanni QUARTA

Luigigiovanni Quarta
Post-doctorant
Institution(s) de rattachement : Fondation MSH

Coordonnées professionnelles

luigigiovanni.quarta[at]cfs.unipi.it

Lauréat du Programme Atlas 2021 – FMSH (septembre-novembre 2021)

Depuis décembre 2018, j’ai développé, en tant que chercheur post-doc au sein de l’Université de Pisa, un projet de recherche, censé investiguer un des moments les plus complexes d’une nouvelle technologie clinique et sociale, qu’est la greffe. Je me suis intéressé à la période qui s’écoule entre la constatation de l’état de mort (souvent encéphalique) et le consentement de la famille de la personne décédée au prélèvement d’organes, dans le cas où la personne décédée n’avait pas déjà enregistré sa décision au sujet de la donation d’organes.

 

Domaines de recherche

La tâche d’un travail de terrain sur la greffe est de comprendre, à travers la reconstruction narrative des parcours biographiques des membres du contexte familial, la signification des événements qui auraient pu influer sur le choix du don, conduisant à une réponse positive ou négative. C’est pour cela que j’ai essayé de saisir en profondeur les narrations des parcours individuels de chaque membre de la famille de la personne décédée, avec un accent particulier sur la dimension relationnelle engendrée par la rencontre avec l’institution hospitalière et avec les professionnels qui y travaillent. Ces derniers revêtent une fonction double : d’une part, soigner le malade en prolongeant sa vie grâce aux médicaments et aux dispositifs techniques disponibles ; de l’autre, faire appel à la légitimité d’un acte de prélèvement d’organes au moment du décès.

Les données de terrain nous permettent donc d’éclairer une dimension relationnelle bien complexe dans le domaine de la donation du corps : l’acte du don puise dans une expérience sociale qui s’articule à travers une multiplicité de subjectivités, mettant en relation exigences et conduites souvent hétérogènes. À l’intérieur de cette expérience sociale, nous trouvons, d’abord, les équipes médicales engagées dans le soin d’un malade et, ensuite, les équipes qui doivent interagir avec les réseaux familiaux de la personne décédée devenue un donneur potentiel. Pour comprendre pleinement la donation d’organes, il nous faut considérer l’enchevêtrement entre, d’une part, le vécu inattendu de la mort et du deuil ; de l’autre, l’attente d’un autre malade et d’une autre famille pour une thérapie salvatrice – c’est-à-dire, un organe. Ces subjectivités diffèrent par rapport à leurs temporalités et aux enjeux impliqués dans la dimension de l’attente, de l’espoir, des expectatives.

La donation d’organes nous oblige donc à procéder à une re-conceptualisation radicale du champ social, de la clinique et de l’altruisme. Elle nous amène au cœur de la construction de la vie sociale, dont elle nous fait atteindre les strates les plus profondes : la coexistences des représentations de la vie et de la mort, la redéfinition de la clinique et de la technique, ainsi que leur place au sein d’un établissement sanitaire, la multiplicité de temporalités partagées dans des contextes affectifs différents (celui du malade et celui de la personne décédée) et, enfin, les modalités par lesquelles ces enjeux spécifiques s’actualisent dans des pratiques éthiques déterminées qui produisent, à leur tour, les choix des acteur sociaux.

*****

The subject of my fieldwork on organs’ transplantation is understanding, through the narratives of family’s members the meaning of the events that could have influenced the choice of donation, leading to a positive or negative response. Therefore fieldwork’s data allow us to shed light on a very complex relational dimension in the field of body donation: the act of giving draws on a social experience that is articulated through a multiplicity of subjectivities, linking requirements and often heterogeneous conducts.

Organ donation therefore obliges us to proceed to a radical re-conceptualization of social world, clinic and altruism. It brings us to the heart of the construction of social life, of which it makes us reach the deepest layers: the coexistence of representations of life and death; the redefinition of clinic and technique; the multiplicity of temporalities shared in different emotional contexts and, finally, the modalities by which these specific issues are actualized in determined ethical practices that produce the choices of social actors.

 

Enseignement

  • Antropologia della conoscenza – Université de Pisa
  • Scienze demoetnoantropologiche – Université de Florence
  • Antropologia culturale – Université de Naple « Federico II »
  • Antropologia della musica – Scuola di Musica di Fiesole

Responsabilités principales

  • Membre du comité de rédaction de «Lares – Quadrmestrale di studi demoetnoantropologici»
  • Membre du comité de rédaction de «L’Uomo – Società Tradizione Sviluppo»
  • Coordinateur éditorial de «Studi Culturali»

Principales publications

Ouvrage

  • Resti tra noi. Etnografia di un manicomio criminale, Meltemi, Milano, 2019.

Articles scientifiques

  • Apocalisse e storia.Fondazione trascendentale dell’umano, in «ANUAC», 2, 2021 – à paraître.
  • Dimenticare Viveiros de Castro ?, in F. Dei, L. Quarta (éds.), Sulla svolta ontologica. Prospettive e rappresentazioni tra antropologia e filosofia, Meltemi, Milano, 2021, pp. 157-201.
  • Io, gli altri, il mondo. Incontri, empatia e relazioni in un manicomio criminale, in «L’Uomo. Società Tradizione Sviluppo», 2, 2020, pp. 71-100.
  • L’ermeneutica infinita, in D. Fassin, R. Rechtman, L’impero del trauma. Nascita della condizione di vittima,Meltemi, Milano, 2020, pp. VII-XXIII.
  • Un’antropologia dello scandalo. Dispositivi magico-rituali e antropologia in Ernesto de Martino, in «L’Inconscio. Rivista italiana di Filosofia e Psicanalisi», 9, 2020, pp. 277-295.
  • Solo questioni di prospettive. Viveiros de Castro e il problema del soggetto, in «Studi culturali», 1, 2020, pp. 117-124.
  • Penser autrement, ovvero l’impresa filosofica di un antropologo, in «Giornale Critico di Storia delle Idee», 2, 2019, pp. 301-319.
  • Qu’est-ce que la critique? Didier Fassin e la nuova “critica” antropologica, in «Lares», 1, 2019, pp. 85-107.
  • Il soggetto possibile. Riflessioni etnografiche sul manicomio criminale, in «L’Uomo. Società Tradizione Sviluppo», 1, 2018, pp. 31-52.
  • Parole di suono e parole di carta. Su oralità e scrittura, in F. Dei, a cura di, Cultura, scuola, educazione: la prospettiva antropologica, Pacini Editore, Pisa, 2018, pp. 117-161.
  • (avec L. Urbano), Introduzione. Percorsi invisibili: Coordinate disciplinari per una mappa che non c’è, in «LARES. Quadrimestrale di studi demoetnoantropologici», 3, 2017, pp. 373-389. 
  • L’arco di Ulisse. Riflessioni per una possibile antropologia foucaultiana, in F. Dei, C. di Pasquale, a cura di, Stato, violenza, libertà. La «critica del potere» e l’antropologia contemporanea, Donzelli, Roma, 2017, pp. 81-99
  • (avec L. d’Orsi), Michael Taussig. Ragione, violenza e il nervosismo del sistema, in «Psiche», II, 2016, pp. 621-627.
  • Presenza e crisi. Agentività, tempo e sapere in uno spazio sanitario, in «Antropologia pubblica», 2 (1), 2016​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​, pp. 1-12.

Direction de nombres spéciaux de revue et direction d’ouvrages

  • (avec F. Dei), Sulla svolta ontologica. Prospettive e rappresentazioni tra antropologia e filosofia, Meltemi, Milano, 2021.
  • (avec L. Urbano), «LARES. Quadrimestrale di studi demoetnoantropologici», numero monografico, 3, 2017.

Traduction

  • D. Fassin, R. Rechtman, L’impero del trauma. Nascita della condizione della vittima, Meltemi, Milano, 2020 [éd. or. L’empire du traumatisme. Enquête sur la condition de victime, Flammarion, Paris, 2007].

Compte-rendus

  • 2020, De l’inégalité des vies. Leçon inaugurale prononcée au Collège de France le jeudi 16 janvier 2020, D. Fassin, Éditions Fayard et Collège de France, in «Studi Culturali», n. 3, ISSN 1824-369X
  • 2019, La vie. Mode d’emploi critique, D. Fassin, Seuil, Paris, in «Studi Culturali», n. 2, ISSN 1824-369X
  • 2018, Carnet de prison, C. Molinier,Éditions de l’Anabase, Rambouillet, in «Studi Culturali», n. 2, ISBN 978-88-15-27773-2
  • 2017, Punir. Une passion contemporaine, D. Fassin, Seuil, Paris, in «Studi Culturali», n.3, ISBN 978-88-15-27025-2
  • 2017, Nietzsche contre Foucault. Sur la vérité, la connaissance et le pouvoir, J. Bouveresse, Agone, in «Studi Culturali», n. 2, ISBN 978-88-15-27024-5
  • 2016, Il limbo urbano. Conflitti territoriali, violenza e gang a Città del Guatemala, P. Grassi, Ombre Corte, Verona, in «Studi Culturali», n. 3, ISBN: 978-88-15- 26122-9
  • 2015, Voglio la neve qui ad Aversa, A. Ferraro, Sensibili alle foglie, Roma, in «Studi Culturali», n. 3, ISBN: 978-88-15-25509-9
  • 2015, Ripoliticizzare il mondo, D. Fassin, Ombre Corte, Verona, in «Studi Culturali», n.2, ISBN: 978-88-15-25508-2
  • 2014, Grammatiche della violenza, F. Dei e C. Di Pasquale (eds.), Pacini Editore, Pisa, in «ANUAC», vol. 3, n. 1, ISSN 2239-625X


 

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