Thèse de Giacomo LOPERFIDO

Un terrain de la violence entre communitas et structure : construction symbolique de la radicalisation au sein d’un fondamentalisme non-religieux. Ascension et déclin du mouvement spontanéiste armé (Italie, 1976-1982 environ)

En Italie, vers la moitié des années 70, on assiste à l’apparition de groupes révolutionnaires, qui lient leur propre identité à la crise, tout en opposant à celle-ci la nécessité de faire un "nouvel homme" et une "société nouvelle". Il s’agit d’organisations révolutionnaires de droite et de gauche, protagonistes d’une longue série de violences. Une telle prolifération de forces que nous définissons comme "anti-mouvements sociaux", paraît se manifester comme une réaction de fragments de la société aux situations d’anomie et de conflit générées par le changement social virulent et la détérioration des conditions d’existence. L’ascension et déclin du mouvement néofasciste du "Spontanéisme Armé" fera l’objet d’une enquête spécifique finalisée à l’exploration du sens des processus symboliques dans les mécanismes de reproduction de l’idéologie et de l’action. L’interpellation des processus culturels sous-jacents à la radicalisation du conflit sera menée par la reconstruction d’une série d’"histoires de vie" d’ex-militants de droite et de gauche.

  • Thèse d'anthropologie sous la direction conjointe de Jonathan Friedman (EHESS), Maria-Pia Di Bella (EHESS) et Mauro Ceruti (Université de Bergame)
  • Date de soutenance : 30 mai 2011

 

 

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