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Camille FOUBERT

Foubert Camille
Sociologue
Institution(s) de rattachement : Inserm
Institution secondaire : ERC Gendhi

Coordonnées professionnelles

IRIS - Campus Condorcet

Bâtiment Recherche Sud, bureau 2.001

5 cours des Humanités 93322 Aubervilliers cedex

camillefoubert[at]orange.fr

Post-doctorante dans le cadre de l'ERC Gendhi (Inserm)
Fellow de l’Institut Convergences Migrations

Domaines de recherche

Post-Doctorante (Iris/Inserm) dans le projet Gendhi (https://gendhi.eu). « Etude des parcours de soins des personnes ayant un Covid Long »

Je réalise une recherche (qualitative) post-doctorale sur les trajectoires de soin des patient·es souffrant et/ou rapportant des symptômes persistants suite à une infection au Covid-19. Le projet porte sur les inégalités sociales (de genre, de classe et de race) dans l’accès à la prise en charge et au cours de la prise en charge.

Il s’inscrit dans le second axe de Gendhi dédié à l’analyse des inégalités produites dans et par le système de soin lui-même. Ce volet englobe les effets de la perception et de la présentation des symptômes, l’accès au système de soins, les diagnostics, traitements, et enfin le suivi médical et d’observance.

L’objectif de GENDHI est de comprendre comment le genre s’articule avec d’autres rapports sociaux (par exemple avec les inégalités de classe sociale) pour construire des inégalités sociales de santé, de la petite enfance à l’âge adulte en passant par la jeunesse et tout au long de la vie. La recherche est structurée autour de deux questions complémentaires : 1/ Comment les corps (mal)sains sont-ils construits socialement ? 2/ Le recours aux soins et la prise en charge par le système de santé sont-ils différents selon le sexe des personnes ?

  • Mots-clefs : ethnographie ; hôpital ; Covid ; genre ; inégalités ; traitement différentiel

Thèse : Traiter la "différence" : le tri des patient·es par les personnels hospitaliers en France et au Québec

Thèse préparée à l'EHESS sous la direction d'Alexis Spire, soutenue le 15 juin 2020.

Le milieu hospitalier est le lieu d’un apparent paradoxe où les professionnel·les affirment qu’on « soigne tout le monde pareil », mais que « chaque patient·e est différent·e ». L’adaptation et la modulation des discours et des pratiques de soins y sont à la fois revendiquées comme un impératif à la réalisation du travail (para)médical et niées comme productrices de différenciations. À partir de ce constat empirique, je me suis intéressée aux usages sociaux par les professionnel·les de santé des caractéristiques sociales de leurs patient·es. 

Ce travail consiste en une comparaison située basée sur une enquête de terrain par observations et par entretiens. Celle-ci a été menée pendant environ un an au sein de plusieurs services de maladies chroniques du métabolisme (obésité, diabète, médecine interne) dans trois centres hospitalo-universitaires, situés pour deux d’entre eux à Paris et en région parisienne et pour le dernier à Montréal. Il ne s’agit pas de traiter de manière symétrique les « deux côtés ». Le choix d’une observation microsociologique a été au contraire délibérément effectué dans le but de dénaturaliser le cadre « national » et d’en questionner la prééminence. 

Malgré l’existence de certaines différences (présence différentielle de la religion majoritaire, bilinguisme français-anglais très répandu au Québec…), la prise en compte et les pratiques autour des besoins ou demandes des patient·es y sont largement similaires. L’analyse de la prise en compte des caractéristiques sociales des patient·es par les professionnel·les semble dans les deux contextes répondre d’abord aux mêmes enjeux : celui d’organiser et de permettre le travail dans un contexte où celui-ci est relationnel et sur l’humain. Au croisement de plusieurs champs (la sociologie du travail, la sociologie de l’État et la sociologie des rapports sociaux et des inégalités) et à partir d’une analyse au niveau de la relation et les interactions entre professionnel·les de santé et patient·es à l’hôpital public, cette thèse explore la chaîne ou la somme des petites décisions, réalisées de façon routinière et permanente, par les professionnel·les hospitalier·es, de classement, de priorisation ou de négligence. Celles-ci constituent le phénomène du tri des patient·es à l’hôpital. Elles sont prises dans la tension permanente entre personnalisation du soin et différenciation sociale des traitements. Elles fondent également la production localisée de la « différence », de classe, de race et de sexe, dans la configuration étudiée qu’est la prise en charge à l’hôpital public.

  • Composition du jury : M. Fabien Desage, MCF science politique, Université Lille-2 ; Mme Sylvie Fainzang, Directrice de recherche à l’Inserm ; Mme Laurence Kotobi, MCF HDR, anthropologie sociale, Université de Bordeaux (rapportrice) ; Mme Anne Paillet, PR sociologie, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (rapportrice) ; M. Alexis Spire, DR CNRS (Directeur) ; Mme Bénédicte Zimmermann, Directrice d’études à l’EHESS (présidente).
  • Mots-clefs : hôpital, travail, interactions, rapports sociaux, traitement différentiel, France, Québec.
  • Financement : 2015-2018 : Contrat doctoral du LabEx TEPSIS. Transformation de l’Etat, politisation des sociétés et institution du social.

Activités de recherche

  • Depuis 2021 : Fellow de l’Institut Convergences Migrations, Département Health.
  • Depuis 2019 : Membre du bureau du RT24, Genre, classe, race. Rapports sociaux et construction de l’altérité, de l’Association Française de sociologie (AFS)
  • Co-organisation avec Céline Gabarro, du séminaire mensuel du Groupe de Recherche en Migrations et Santé (GERMES), lié à l’Urmis (Paris VII).
  • 2014, Mémoire de Master 2 : Analyses des discours de la presse écrite autour de l’enjeu de la Charte des valeurs québécoises, sous la direction de Marguerite Cognet, (URMIS). Master de Sociologie et Anthropologie « Migrations et Relations interethniques » de l’Université Paris VII – Diderot.
  • 2014, Travail dirigé de M.s. : Représentations, identifications et appartenances dans les enjeux identitaires et nationalistes québécois et canadiens chez des immigrants installés au Québec, sous la direction de Pascale Dufour (UdeM, CPDS). Maîtrise (M.s.) de Science Politique de l’Université de Montréal (UDeM).

Principales publications

  • Foubert Camille, 2022, « Rationaliser l’activité pour sauver l’État social ? Appropriations et application localisée des nouvelles règles gestionnaires par les professionnels de l’hôpital public: », Revue française des affaires sociales, 12 janvier 2022, no 4, p. 35‑53.
  • Zanchetta Margareth Santos, Cognet Marguerite, Rahman Rezwana, Byam Aaron, Carlier Patricia, Foubert Camille, Lagersie Zarina et Espindola Ricardo Federico, 2021, « Blindness, deafness, silence and invisibility that shields racism in nursing education-practice in multicultural hubs of immigration », Journal of Professional Nursing, mars 2021, vol. 37, no 2, p. 467‑476.
  • Cognet Marguerite, Carlier Patricia et Foubert Camille, 2018, « Quand c’est l’usager qui fait preuve de racisme », Revue de l’infirmière, 2018, p. 20‑22.

Enseignement (510 heures ETD)

  • 2019-2021 : Attachée Temporaire de Recherche et d’Enseignement (ATER) à temps-plein en section 04 (Science Politique). IUT de l’Université de Rennes 1, Département de Carrières sociales.
  • Enseignements : Politiques sociales  (12h CM et 30h TD), 1ère et 2e année DUT. Cours : Institutions politiques et administratives (36h TD) ; Politiques culturelles (12h CM) ; Politiques culturelles locales ; Organisations politique, administratives et acteurs (30h TD), Tutorat universitaire de 4 étudiant.es (24h TD).
  • 2017 : Cours magistral (20h CM) et travail dirigé (30h). Politiques sociales. 2e année de DUT Carrières Sociales. IUT Paris XIII - Villetaneuse, Bobigny.
  • 2016 : Enseignante-encadrante (équi. 20h TD) du stage de terrain ethnographique des étudiant·e·s du M1 du Master Pratique de l'interdisciplinarité dans les sciences sociales (PDI), Ecole des Hautes Etudes en Sciences SocialesEcole Normale Supérieure, Paris.
  • 2016 : Intervenante chargée des séances (CM) du module 5 (11h) : Relation-Communication, UE «Psychologie, Anthropologie, Sociologie ». Elèves aides-soignant·e·s. Institut de Formations en Soins Infirmiers (IFSI) de l’hôpital Delafontaine (Saint-Denis).
  • 2015, Chargée des CM d'Introduction à la Sociologie du travail en L2 de Licence Sciences Sanitaires et Sociales, Université Paris XIII, UFR Santé Médecine Biologie humaine (SMBH).

Principales communications

  • Lille - juillet 2021 « Appropriations et expériences des réformes néolibérales austéritaires à l'hôpital public (France-Québec). L’impossible personnalisation du soin et la (re)production des inégalités de prise en charge hospitalière dans un Etat social en crise », RT6 (Protection sociale, politiques sociales, et solidarités, et
    « Pouvoir, relations et structures : pistes et réflexions pour une sociologie contemporaine des rapports sociaux », RT24, (Genre, classe, race. Rapports sociaux et construction de l’altérité), Congrès de l’Association française de sociologie.
  • Lille – mars 2020 « Trier les patient.es dans un Etat social en crise. Effets des réformes néolibérales austéritaires sur les inégalités de prise en charge à l'hôpital public (France-Québec) » Séminaire CERAPS –CURAPP-ESS 2020-2022 « Les transformations de l’Etat social » Interprétations, déclinaisons sectorielles et résistances (1980-2020). Discutant : Jean-Baptiste Leclerc

  • Aix-en-Provence – 28 aout 2019 : Congrès de l’Association française de sociologie (AFS) : « Ethnographier la division et la délégation du travail dans des services hospitaliers français et québécois. L’exemple de la « barrière linguistique ». RT24, Genre, classe, race. Rapports sociaux et construction de l’altérité.

  • Bordeaux – 2 juillet 2019 : Congrès de l’association française de science politique (AFSP) : « L’actualisation des rapports sociaux de race dans les relations localisées entre patient·e·s et professionnel·le·s des services publics hospitaliers français et québécois », ST25 La racialisation des politiques publiques par le bas. Les gouverné·es face aux catégorisations ethno-raciales.

  • Paris – 11 juin 2019, Journée d’étude de l’axe Genre, race classe du CMH L’intersectionnalité en pratique. Approches empiriques et méthodologiques de l’imbrication des rapports de domination : « Analyser la division et la délégation du travail hospitalier pour ethnographier l’imbrication des rapports de domination dans le soin ».

  • Paris – 22 mai 2019 : Séminaire Santé, inégalités sociales et rapports de domination du Cresppa-CSU co-organisé par Audrey Mariette, Maud Gelly et Laure Pitti, « Entre  et déviance, la construction sociale des "bons" et des "mauvais" malades en France et au Québec : le cas des patient·e·s des services de maladies métaboliques ».

  • Toronto, Canada – 15-21 juillet 2018: XIX ISA World Congress of Sociology: « Distributing Public Benefits within and Outside Public Hospitals: Healthcare Professionals' Practices and Social Justice» et «The social uses of the language barrier by healthcare professionals in France and Québec ».

  • Amiens –  6 juillet 2017: Congrès 2017 de l’Association Française de Sociologie (AFS) 3-6 juillet 2017. Présentation du papier : « Lost in translation ? Les usages sociaux de la barrière linguistique par les professionnels de santé de services hospitaliers de maladies chroniques ».

  • 2015, « Gestion et négociations de la diversité à l’hôpital public: le fait religieux, un fait imbriqué », Congrès 2015 de la Société Québécoise de Science Politique : Sécurité et politique : visions, enjeux, tensions. Université Concordia, Montréal.

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