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Julie PAGIS

Julie Pagis
Chargée de recherche CNRS
Discipline(s) : Science politique

Coordonnées professionnelles

Iris - EHESS, 54 bd Raspail 75006 Paris

bureau A526

julie.pagis[at]cnrs.fr

01 49 54 26 75

Domaines de recherche

Julie Pagis est chercheuse en sociologie politique au CNRS. Ses recherches s’inscrivent dans deux principaux domaines : les trajectoires militantes et les sciences sociales de l’enfance.

Fondée sur une longue enquête par questionnaires et par récits de vie menée auprès de 170 familles de « soixante-huitards ordinaires », sa thèse, soutenue en 2009 et publiée en 2014, portait sur les conséquences biographiques du militantisme en Mai 68. En articulant approches quantitative et qualitative, l’enquête déconstruit le lieu commun d’une unique « Génération 68 » et met en évidence une pluralité d’« unités de génération de 68 » diversement marquées par la participation à Mai 68. Cette réflexion sur les effets socialisateurs de l’événement est étendue à la génération (familiale) des enfants de soixante-huitards, abordant alors la question de la transmission familiale d’héritages politiques. Julie Pagis a poursuivi ses recherches sur les conséquences biographiques du militantisme dans les « années 68 » dans le cadre du projet ANR SOMBRERO (Sociologie du militantisme, biographies, réseaux, organisations), dirigé par O. Fillieule et dont elle est responsable, depuis 2013, de l’équipe lilloise. 

Parallèlement, Julie Pagis travaille depuis 2010 sur les perceptions enfantines de l’ordre social et politique. Avec Wilfried Lignier, elle a menée une enquête dans deux écoles primaires parisiennes, durant deux années scolaires consécutives (de 2010 à 2012) : le questionnement s’est concentré, la première année, sur les perceptions sociales des différents métiers, des riches et des pauvres, des amis et des « ennemis » en classe ; la seconde année était plus directement liée à des questions de « politique », en relation avec la campagne présidentielle de 2012. L’ouvrage (à paraître en 2017, au Seuil) tiré de cette enquête et des années de réflexion menées lors du séminaire « Sciences sociales de l’enfance » (ENS/EHESS) qu’elle co-organise avec Wilfried Lignier, défend une thèse centrale : pour (re-)constuire l’ordre social, les enfants imposent au monde (professionnel, amical, politique, etc) des distinctions, des registres thématiques, des raisonnements, des expressions idiomatiques, etc. qui leur ont d’abord été imposées, au cours de leur propre socialisation, sous forme d’injonctions éducatives notamment (processus qualifié de recyclage).

Enfin, Julie Pagis poursuit la réflexion sur les rapports enfantins au politique en menant depuis septembre 2016 une enquête dans une école primaire de Saint-Denis, autour de la présidentielles de 2017. Elle sera accompagnée, à partir du mois de mars, de la dessinatrice de BD, Lisa Mandel, avec qui elle tiendra un blog sur l’enquête.

Thèmes de recherche (ou mots-clés) :

  • Incidences biographiques du militantisme
  • Evénements et socialisation politique

  • Sciences sociales de l’enfance
  • Socialisation politique enfantine

Enseignement

  • Séminaire « Sciences sociales de l’enfance », co-organisé avec W. Lignier (CESSP)
    Public : Mastérien.ne.s et doctorant.e.s. Lieu : ENS, Campus Jourdan : 48 Bd Jourdan, 75014 Paris

Responsabilités principales

Principales publications

Ouvrages et direction d’ouvrages

  • (avec Wilfried Lignier) L’enfance de l’ordre. Comment les enfants perçoivent le monde social, Seuil, coll. « Liber », 2017 (à paraître en avril).
  • Mai 68, un pavé dans leurs histoires. Evénement et socialisation, Presses de Sciences Po, coll. « Sociétés en mouvement », Paris, 2014.
  • Avec S. Billaud, S. Gollac et A. Oeser (dir.), Histoires familiales. Les récits du passé dans la parenté contemporaine, Paris, Éditions de la rue d’Ulm, 2015.

Coordination de numéros de revue

  • « Mobilités sociales » (avec Paul Pasquali), Politix. Revue des sciences sociales du politique, n°114, 2016/2.
  • « Le dégoût des autres » (avec Wilfried Lignier), Genèses. Sciences sociales et histoire, n°96, septembre 2014.
  • « Les incidences biographiques de l’engagement » (avec Catherine Leclercq), Sociétés Contemporaines, n°84, 2011.

Articles dans des revues à comité de lecture

  • « Observer les mobilités sociales en train de se faire. Micro-contextes, expériences vécues et incidences socio-politiques » (avec P. Pasquali), Politix, 2/2016 (n° 114), p. 7-20.
  • « Familles, je vous hais ! », Mouvements, n° 82, 2015, p. 132-140
  • « Les aléas de l'interdisciplinarité. Genèses et l’espace des sciences sociales françaises (1990-2014) » (avec J. Boelaert, N. Mariot, E. Ollion), Genèses.Sciences sociales et histoire, n°100-101, 2015, p. 20-49.
  • « Inimitiés enfantines. L’expression précoce des distances sociales » (avec Wilfried Lignier), Genèses. Sciences sociales et histoire, n°96, 2014, p. 35-54.
  • « Quand les enfants parlent l’ordre social. Enquête sur les classements et jugements enfantins » (avec W. Lignier), Politix, vol. 25, n°99, 2012, p. 21-47. [traduit en anglais sous le titre] "Children Articulating Social Order. A Study on Children’s Classifications and Judgments".
  • « Incidences biographiques du militantisme en Mai 68 », Sociétés Contemporaines, n°84, 2011, p. 25-51. [traduit en anglais sous le titre] "The Biographical Consequences of Activism in May 1968".
  • « Engagements soixante-huitards sous le regard croisé des statistiques et des récits de vie », Politix, Vol. 24, n°93, 2011, p. 93-114.
  •  « La politisation d’engagements religieux. Retour sur une matrice de l’engagement en Mai 68 », Revue française de science politique, n° 60(1), février 2010, p. 61-89. [traduit en anglais sous le titre] "The politicization of religious commitments. Reassessing the determinants of participation in May ’68".
  • « Repenser la formation de générations politiques sous l’angle du genre. Le cas de Mai-Juin 68 », CLIO Histoire, Femmes et Sociétés, n° 29-2009, pp. 97-118.

Chapitres d’ouvrages collectifs

  • « Faire de ses héritages politiques profession », in C. Paradeise, D. Lorrain, D. Demazières (dir.), Sociologies françaises. Héritages (1960-2010), Presses Universitaires de Rennes, 2015, p. 355-366.
  • « Héritiers malgré eux ? Quand le politique devient personnel », in S. Billaud, S. Gollac, A. Oeser, J. Pagis (dir.), Histoires de famille. Les récits du passé dans la parenté contemporaine, Paris, Éditions de la rue d’Ulm, 2015, p. 97-120.
  • « Trajectoires d’engagement à l’extrême gauche de deux responsables politiques en Mai 68 (Alain Krivine et Alain Geismar) » in Agnès Callu (dir.), Le Mai 68 des historiens : entre identités narratives et histoire orale, Villeneuve d'Ascq, Presses Universitaires du Septentrion, 2010.
  • « Déscolarisons l’Ecole », in. D. Damamme, B. Gobille, F. Matonti, B. Pudal (dir.), Mai-Juin 68, Editions de l'Atelier, Paris, 2008, pp. 370-382.

Comptes-rendus de lecture

  • « Ce(ux) que fait l’événement. », Genèses. Sciences sociales et histoire, n° 100-101, 2015, p. 197-204 [CR de McAdam Doug, Freedom Summer. Luttes pour les droits civiques, Mississipi 1964, trad. Célia Izoard, Agone, coll. « L’ordre des choses », Marseille, 2012 [1988].
  • « Une ethnographie des socialisations enfantines. », Genèses, n° 93, 2013, p. 176-183 [A propos de Annette Lareau. Unequal Childhoods. Class, Race, and Family life. Second Edition (with an Update a Decade Later), Berkeley, University of California Press, 2011.
  • Réinventer la famille. L’histoire des baby-boomers. Catherine Bonvalet, Céline Clément et Jim Ogg (dir.). Paris, PUF, coll. « Le lien social », 2011. (420 p.), Sociologie du Travail, Volume 55, Issue 2, Pages 247-249.
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