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Gisèle Dambuyant-Wargny > Questionner le processus de changement du travail social et de l’intervention sociale - 11 décembre 2017

Soutenance d'habilitation à diriger des recherches, Université Paris 13, 74 rue Marcel Cachin, Bobigny, salle du Conseil (Bâtiment SMBH), 10h-13h

Gisèle Dambuyant-Wargny soutiendra son Habilitation à Diriger des Recherches lundi 11 décembre 2017 à l'Université de Paris 13, sur le site de Bobigny, à la salle du Conseil de la Faculté de Médecine (Bâtiment SMBH) de 10h à 13h. Un moment convivial suivra les débats.

 Résumé

Après une trajectoire de trente ans de questionnements sur le travail social et l’intervention sociale, en France et à l’étranger, enchaînant des parcours d’études, et des rôles professionnel, pédagogique et scientifique, il est apparu nécessaire et légitime à Gisèle Dambuyant-Wargny de préparer une Habilitation à Diriger des Recherches. Son mémoire s’intitule : « Questionner le processus de changement du travail social et de l’intervention sociale : influences réciproques des acteurs, des pratiques, et des formations. Expériences de 30 ans d’expertises, de la pratique à la recherche, la prise en charge du corps vulnérable ». (Tome 1, 207 pages)

Ce mémoire analyse les évolutions de ce secteur aux prismes de ses acteurs, de ses institutions puis de ses formations ; illustrés par des articles et des chapitres d’ouvrages récents (Tome 2, 114 pages). Les modifications des concepts sociologiques pour qualifier les plus démunis : exclusion, désaffiliation, précarité, permettent de retenir une classification et mettent en exergue un corps vulnérable qu’il faut assister, éduquer, gérer, soulager. La place et l’utilisation de ce corps, et de ses prises en charge, dévoilent des mécanismes d’adaptations et de résistances, dans des situations de violences, de rapports de pouvoir et de domination, associées aux inégalités sociales.

La multiplicité de ces professionnels, du travail social à l’intervention sociale, démontre la dynamique positive de la prise en compte de la question sociale mais, dénonce également de la vulnérabilité professionnelle. Comment alors accompagner les plus fragiles ? Si deux sources de difficultés, voire de souffrances, proviennent des publics et des institutions, on peut formuler l’hypothèse de formations sociales, initiales et continues, mal adaptées aux évolutions de ce secteur. Impliquée depuis plus de six ans dans des groupes de travail ministériels, ces derniers attestent que les débats sont ouverts et proposent des perspectives sur la place et le rôle de l’université française. Au-delà de la nécessaire prise en compte des problématiques sociales internationales, qu’elles soient « traditionnelles » ou « émergentes », comment s’inspirer ou de se distancier des multiples pratiques d’accompagnements envers les plus démunis, pour faire évoluer les compétences des intervenants sociaux du XXIe siècle ?

  • Mots-clés : Corps, Vulnérabilité, Travail social, Intervention sociale, Domination, Résistance.

Composition du jury

  • Michel Chauvière, Directeur de recherche émérite au CNRS.
  • Claudine Dardy, Professeure émérite de sociologie à l’Université de Paris Est Créteil, (Garante du mémoire de l’HDR).
  • Peter Érath, Professeur de sociologie à l’Université d’Eichstätt, Allemagne.
  • Emmanuel Jovelin, Professeur de sociologie à l’Université de Lorraine.
  • Antoine Lazarus, Professeur émérite de santé publique et de médecine sociale à l’Université de Paris 13 Sorbonne-Paris-Cité.
  • Antoine Pécoud, Professeur de sociologie à l’Université de Paris 13 Sorbonne-Paris-Cité.
  • Bertrand Ravon, Professeur de sociologie à l’Université de Lyon II.

A consulter :

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