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Colloque international autour des travaux de Gérard Noiriel > Héritages et actualités de la socio-histoire - 14-15 juin 2018

EHESS, 105 bd Raspail 75006 Paris, amphithéâtre Furet

Colloque international autour des travaux de Gérard Noiriel > Héritages et actualités de la socio-histoire - 14-15 juin 2018

Héritages et actualités de la socio-histoire

Colloque international autour des travaux de Gérard Noiriel

14 et 15 juin 2018
Amphithéâtre Furet, 105 Boulevard Raspail, Paris

Séance 1 : jeudi 14 juin 2018, de 10h à 12h30

De l’histoire sociale à la socio-histoire de la nationalisation des mondes ouvriers

Présidence de séance : Philippe Rygiel, (Professeur à l’École Normale supérieure de Lyon, LAHRHA.)

On ne peut comprendre l’originalité des travaux de Gérard Noiriel sans prendre la mesure du pas de côté que celui-ci prend, dès ses premiers travaux, avec l’histoire sociale classique. Que cela soit à travers les ouvrages Longwy, immigrés et prolétaires, Les ouvriers dans la société française, Aigues-Mortes, le massacre des Italiens ou plus récemment le livre à paraître Histoire populaire de la France, l’œuvre de Gérard Noiriel se présente comme une puissante réflexion sur les transformations qu’ont expérimenté les mondes ouvriers, articulant dimensions matérielles, rapport au travail, identifications intimes et quant à soi privé. C’est à partir de cette approche singulière des mondes ouvriers que celui-ci développe progressivement le programme de sa socio-histoire en portant une réflexion sur les effets plus larges de la frontière national / étranger au sein de nos sociétés.

  • Stéphane Beaud, (Professeur à l’Université de Poitiers - Gresco), « Portrait de Gérard Noiriel en sociologue ».
  • Laurent Dornel, (MCF, Univ. Pau & Pays Adour, ITEM), « Rendre à César... De l’histoire de l’immigration à la socio-histoire de la xénophobie ».
  • Pierre Gaume (doctorant en histoire contemporaine à l'IRIS, prof. agrégé d’histoire) et Jean Lucien Sanchez (chargé d’étude en histoire, direction de l’administration pénitentiaire CLAMOR, CESDIP), « L'ordre pénal républicain (1880-1912) ». 
  • Éric Guichard (MCF HDR ENSIBB), « Comment l'informatique et les statistiques ont aidé à penser l'histoire des catégories juridiques et sociales de l'immigration ? »
  • Ilsen About, (Chargé de recherche au CNRS, Centre Georg Simmel, EHESS), « Le sujet social face à son identité. Faire l'histoire de l'identification ».
  • Nicolas Manitakis (Université d’Athènes), « L'encartement des étrangers en Europe pendant l'entre-deux-guerres. L'œuvre de Gérard Noiriel comme une boîte à outil pour la sociohistoire des migrations. »

Séance 2 : jeudi 14 juin 2018, de 14h à 17h

La socio-histoire des États, des processus d’identification et la nationalisation des sociétés

Présidence de séance : Nancy Green (Directrice d’études EHESS- CRH)

L’œuvre de Gérard Noiriel peut aussi se lire comme une importante contribution à l’histoire de l’État, de l’administration et des catégories juridiques. Dans une démarche socio-historique, l’objectivation du phénomène migratoire est rendue possible par l’enracinement d’une bureaucratie, le développement de corps de fonctionnaires spécialisés assurant – par leur travail quotidien – l’affirmation d’une coupure entre nationaux et étrangers. À travers une série d’ouvrages devenus classiques comme Le Creuset français, État, nation, immigration, La Tyrannie du national et Immigration, antisémitisme et racisme), Gérard Noiriel a ainsi ouvert pour toute une génération de jeunes chercheurs un programme de recherches fécond articulant la sociologie de l’État et avec les processus d’identification à distance des individus sur la base des catégories administratives.

  • Sandrine Kott, Professeure, Université de Genève, « Dimensions internationales des politiques sociales nationales : un parcours dans l’histoire allemande ».
  • Abdel-Halim Berretima, (MCF HDR à l’Université A-M Béjaïa, chercheur associé à l’IRIS), « Le projet migratoire : le processus d'une histoire d'illusions ».
  • Liêm-Khê Luguern, (IRIS), « Dé-construire / re-construire la catégorie de ‘travailleur indochinois’ avec la socio-histoire ».
  • Nicolas Mariot, (DR CNRS, CESSP), « La Grande Guerre couronne-t-elle la première nationalisation des sociétés européennes ? »
  • Julie Fette, (Associate Professor, Rice University), « La socio-histoire de l’exclusion au sein des professions libérales ».
  • Sylvain Laurens (MCF EHESS – CESSP), « Groupe / Catégorie : retour sur un outil analytique utile pour penser le racisme et le pouvoir des administrations »
  • Emmanuelle Saada (Professor of french and of history, Columbia Univ.), « La socio-histoire des catégories : du national au colonial ? »
  • Chaib Benaïssa, « Les risques du métier. Engagements problématiques en sciences sociales : A propos de l’usage de l’expression les « jeunes d’origine immigrée »

Séance 3 : vendredi 15 juin 2018, de 9h à 12h

Historiographies et interdisciplinarité : la sociohistoire comme réaffirmation d’une histoire-problème et d’un programme unifié de sciences sociales

Présidence de séance : Michel Offerlé (Professeur ENS – CMH)

La socio-histoire se veut aussi l’affirmation d’une réflexion sur les barrières disciplinaires et le métier d’historien. À quoi renvoient les discours sur « La crise de l’histoire » ? Comment l’histoire problématisée, l’histoire-problème pour reprendre l’expression de Marc Bloch oblige à mobiliser les outils qu’offrent dans leur diversité les sciences sociales ? Ce parti pris fait nécessairement évoluer les historiographies déjà établies. Si on considère des ouvrages comme Les origines républicaines de Vichy, Penser avec, penser contre, l’Introduction à la sociohistoire ou l’expérience qu’a représenté le lancement de la revue Genèses, l’œuvre de Gérard Noiriel apparaît aussi comme une tentative de revivifier la réflexion sur le rapport entre l’histoire et les autres disciplines. 

  • Christian Topalov (Directeur d’études EHESS, CMH), « Franchir les barrières des disciplines : Genèses, une expérimentation ».
  • François Buton, (DR CNRS – TRIANGLE), « Penser la socio-histoire avec Gérard Noiriel ».
  • Aurélie Audeval, (Ater UVSQ, CESDIP) « Aborder Vichy par le temps long, une perspective nécessaire ».
  • Marc Joly, (CR CNRS, Laboratoire Printemps, CNRS/UVSQ), « Les rapports de l'histoire avec la sociologie et la philosophie dans Sur la "crise" de l'histoire ».
  • Antonin Dubois (Doctorant EHESS-IRIS / Universität Heidelberg) & Claire Tomasella (Doctorante EHESS IRIS-Marc Bloch), « Pour une sociohistoire comparée »
  • Jean-Philippe Dedieu (Lecturer, Columbia Global Centers) et Amín Pérez (Member, Institute for Advanced Study- Princeton), « Bildungsroman. Continuités et fractures des études migratoires et post-coloniales ».
  • Alban Bensa, (Directeur d’études à l’EHESS – IRIS), « Rondes, ruses et rages identitaires en situation coloniale et post-coloniale : le cas de la Nouvelle-Calédonie »
  • Monique Milia Marie Luce, (MCF Histoire Contemporaine, Université des Antilles, Pôle Schoelcher, AIHP-GEODE EA927), « Du Creuset français à Penser avec, penser contre ; "outils" pour travailler sur l'immigration antillaise »

Séance 4 : vendredi 15 juin 2018 de 14h à 17h

L’intellectuel dans la Cité

Présidence de séance : Nicolas Offenstadt (Mcf HDR - Université Paris I)

La dernière partie de l’œuvre de Gérard Noiriel peut se lire comme une tentative de repenser les formes spécifiques de l’engagement intellectuel sous son double rapport à l’espace public et aux mondes artistiques. Ces derniers ouvrages (Dire la vérité au pouvoirLes Fils maudits de la République, Théâtre, histoire et politique et Chocolat) partagent sous cet angle un air de famille. Ils cherchent le chemin pour refondre une position dans la Cité pour la figure de l’intellectuel en y intégrant autant que possible les formes d’expression populaires.

  • Michèle Riot-Sarcey, (Professeur émérite Paris VIII), « L’Histoire comme engagement, retour sur l’expérience du CVUH ».
  • Michel Agier (Directeur d’études EHESS - IIAC), « Le chercheur en intellectuel. Quel possible ? »
  • Laurent Jeanpierre (Professeur à Paris VIII, Labtop), « D’un ton apocalyptique adopté naguère dans le discours sur les intellectuels ».
  • Marjorie Glas, (Ingénieure de recherche CMW / chercheure associée IRIS-EHESS), « Le théâtre comme outil de connaissance. Retour socio-historique sur les héritages de Brecht dans le théâtre public français (1953-1981) ».
  • Myriam Cottias, (Directrice de recherche au CNRS, CIRESC, LC2S), « Faire l’histoire des ‘esclavisés’ dans l’Atlantique »
  • Laurence De Cock, (Professeure agrégée en lycée à Paris, Université Paris-Diderot), « Appréhender Chocolat comme un projet de pédagogie critique ».
  • Hazuki Tate, (Assistant professor, Université Musashi Tokyo, Japon), « De La crise de l'histoire à Chocolat : la réception des travaux de Gérard Noiriel au Japon »

 

Conseil scientifique : Stéphane Beaud, Alban Bensa, Luc Boltanski, Laurence De Cock, Nancy Green, Éric Guichard, Milena Jaksic, Sandrine Kott, Sylvain Laurens, Nicolas Offenstadt, Michel Offerlé, Thomas Piketty, Michèle Riot-Sarcey, Christian Topalov.

Colloque organisé avec le soutien de l’EHESS et de l’IRIS

 

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